13.04.2021

OUVERTURE IMMÉDIATE DE TOUS LES LIEUX CULTURELS !

POUR UN PLAN DE SAUVEGARDE DE L’EMPLOI

POUR LE MAINTIEN INTÉGRAL DE NOS DROITS 

 

Théâtres, musées, monuments, cinémas, opéras, salles de concert… sont autant de lieux où l’accueil du public est assuré par des professionnels, avec les précautions qui s’imposent, et dans l’intérêt de tous.

Aucun n’a été source de cluster et pourtant la réouverture des lieux de Culture est sans cesse différée depuis des mois.

Rien ne justifie la fermeture des lieux culturels, rien ne s’oppose à la réouverture immédiate et sans condition des lieux culturels, sinon la volonté de fermer ad vitam aeternam des pans entiers de la Culture et de supprimer les emplois afférents

Près de 700 000 personnes travaillent dans les secteurs culturels et de la création, et plus de 850 000 emplois « culturels » dans l’ensemble des entreprises.

1 550 000 emplois sont en jeu ! Tous les personnels de la Culture et de la création sont actuellement sacrifiés.

Aux pertes de rémunération et d’emplois s’ajoute la perte de sens de ne plus pouvoir exercer ses missions envers les publics.

NON la Culture n’est pas dangereuse, c’est l’absence de la Culture qui est dangereuse pour la société, la démocratie et la liberté.

Partout la contestation monte, en témoigne le nombre croissant d’occupations des lieux culturels, à Troyes, Aubervilliers, Lille, Paris, Ivry, Strasbourg, Besançon, Châteauroux, Nantes, Niort, Saint Etienne, Pau et Toulouse…

 

Le SNAC-FO et le SNLA-FO soutiennent toutes les mobilisations menées afin d’obtenir la réouverture immédiate de tous les lieux de spectacle.

Le SNAC-FO et le SNLA-FO unissent leurs forces pour exiger :

  • L’ouverture immédiate de tous les lieux culturels : Théâtres, musées, monuments, cinémas, opéras, salles de concert…
  • La prorogation de l’année blanche pour les salariés intermittents, avec un seuil d’accès à 253h pour les « primo entrants » ;
  • Le retrait de la réforme de l’assurance chômage qui menace aussi en grande partie les salariés de la Culture ;
  • Le maintien de tous les emplois et la compensation des pertes de salaires liées à la fermeture des lieux culturels ;
  • Un plan d’aide à l’accès à l’emploi des jeunes diplômés de la Culture entrant dans leurs professions respectives ;
  • Un plan d’emplois pérennes massif dans les établissements culturels publics.

 

Plutôt que de garantir et de renforcer les droits individuels et collectifs, les dirigeants saisissent la pandémie comme une immense opportunité de les confisquer.

Comme à la Culture, les suppressions de postes dans les services publics de soin, de lits dans les hôpitaux, de droits à indemnités, attestent de ces remises en cause sociales sans précédent.

 

L’ACCÈS Á LA CULTURE EST VITAL

La réouverture des lieux culturels est indispensable !

Pour que vive la Culture, et nos libertés fondamentales !

PARTOUT EXIGEONS LA RÉOUVERTURE
DE TOUS LES LIEUX CULTURELS 

et la prorogation de l’année blanche pour tous les salariés intermittents !

Paris, le 13 avril 2021.

06.04.2021

Le Syndicat National Libre des Artistes Force Ouvrière condamne toute répression, toute sanction envers tout artiste, tout professionnel du spectacle, tout citoyen

avec tous les artistes et leurs collègues techniciens, il exige la réouverture immédiate des théâtres et de tous les lieux culturels ainsi que la prorogation de l’année blanche

 

Après avoir dépêché une armada de gendarmes, plusieurs jours durant contre des artistes professionnels qui ô crime, organisaient à l’association Théâtre des Vents – Avignon – une rencontre avec les adhérents de ce dernier, le Préfet du Vaucluse, représentant du gouvernement dans le département, a décrété une fermeture administrative de 3 semaines de l’association Théâtre des Vents.

De quel droit ? Sur quel texte législatif et réglementaire le gouvernement s’appuie t’il pour prononcer une telle interdiction, sinon la « loi du plus fort » ? Or Précisément, la loi du plus fort n’est pas une loi, car la loi renvoie au Droit. Et le Droit garantit la liberté de création, d’expression et de réunion.

De même, de quel droit le Préfet de Paris, jadis acharné en Loire Atlantique contre toute festivité, interdit-il les Agora qui se réunissent chaque jour depuis un mois devant le Théâtre National de L’Odéon occupé ?

Comme nous l’écrivions déjà le 30 mars dernier en réaction aux premières intimidations contre l’association Théâtre des Vents, sa direction et ses adhérents, le SNLA-FO considère que le gouvernement est entièrement responsable de la situation et toute répression envers tout artiste et tout citoyen est inacceptable.

Le SNLA-FO continue d’exiger la réouverture immédiate des théâtres, cinémas et Musées et appellent les artistes à continuer d’occuper les théâtres et tous les lieux culturels pour l’obtenir ainsi que la prorogation de l’année pour tous ceux qui n’auront pas « leurs heures » au 31 août prochain.

Le 6 avril 2021.

31.03.2021

ASSEZ de cette VIE de CHIEN

REOUVERTURE IMMÉDIATE DE TOUS LES THÉÂTRES, CINÉMAS ET MUSÉES ABROGATION DE L’ETAT D’URGENCE ET DU COUVRE FEU

PROROGATION DE L’ANNÉE BLANCHE POUR TOUS SANS EXCEPTION SEUIL D’ACCÈS À 253h POUR LES PRIMO ENTRANTS SUR 27 MOIS

COMPENSATION INTÉGRALE DES PERTES DE SALAIRES ET D’EXPLOITATION RECRUTEMENT MASSIFS DES ARTISTES ET DES ETUDIANTS DANS LES INSTITUTIONS

E. Macron a promulgué mercredi 31 mars une nouvelle bulle1 présidentielle. Maintien du couvre-feu à 19h, fermeture de tous les commerces exceptés ceux dit « essentiels », dont les librairies grâce à leur refus unanime de fermer mi-octobre, interdiction de   déplacement   au   delà   de   10   km,   généralisation   du   télétravail. Et naturellement, maintien de la fermeture des théâtres, cinémas, Musées, bars, restaurants. Pis, les crèches ! écoles, collèges et lycées fermeront pour 3 à 4 semaines !

Comme en décembre dans les attendus du Conseil d’Etat, le variant anglais du COVID exigerait de telles nouvelles restrictions. Mais de l’arrêt des fermetures de lits d’hôpitaux, de réa compris, qui sévissent depuis 3 ans et depuis même l’apparition du COVID, il n’est pas question. Le Président de la République a annoncé que le nombre actuel de lits de réanimation de 7000, passerait à 10 000. Mais O. Véran ministre de la santé avait fait la même annonce il y a quelques mois. Non seulement aucun lit n’a été ouvert, ni ceux fermés rouverts, mais leur suppression a continué. Des hôpitaux entiers devraient fermer comme Bichat et Beaujon en Ile de France.

REOUVERTURE IMMÉDIATE DE TOUS LES THÉÂTRES, CINÉMAS ET MUSÉES

Le Président de la République a donc annoncé que « certains lieux culturels pourraient rouvrir à compter de mi- mai ». C’est donc ceux que l’Etat choisira, selon ses critères et conditions. Déjà, la ministre de la culture avait annoncé que certains festivals d’été pourraient se tenir, selon les critères du gouvernement.

Comme tous les artistes, le SNLA FO est profondément attaché à la diversité des moyens de production et de diffusion, arrachés 70 ans durant depuis la seconde guerre mondiale. La défense de la liberté, dont la liberté de création et d’expression est l’histoire du SNLA-FO, c’est pourquoi nous considérons la réouverture immédiate de tous les théâtres et lieux de spectacle et de cinéma comme la seule garantie que rouvre tout ce qui existait jusqu’en février 2020 et non ce que le gouvernement choisira de ce qu’il devrait rester.

PROPROGATION DE L’ANNÉE BLANCHE POUR TOUS SANS EXCEPTION SEUIL D’ACCÈS À 254h POUR LES PRIMO ENTRANTS SUR 27 MOIS

En 25 mn, le Président de la République n’a pas cru bon nous rassurer sur la prorogation de l’année blanche. C’est pourtant l’une des revendications de tous les professionnels du spectacle, dont ceux qui aujourd’hui occupent plus de 100 théâtres en France. Face à un tel mépris, le SNLA FO, dont les membres participent activement aux occupations appellent tous les artistes à les poursuivre et à les amplifier. Comme l’année dernière, le gouvernement doit céder. Il est entièrement responsable du désastre que nous vivons depuis plus d’un an, ce n’est que juste réparation.

COMPENSATION INTÉGRALE DES PERTES DE SALAIRES ET D’EXPLOITATION RECRUTEMENT MASSIFS DES ARTISTES ET DES ETUDIANTS DANS LES INSTITUTIONS

De même, ce n‘est que juste réparation que toutes les pertes de salaires et d’exploitation soient compensées. Nous exigeons que toutes les institutions et Compagnies soient remises à flot et qu’un plan massif d’embauche, de productions et coproductions soit immédiatement organisé par le ministère de la culture et les directions. Les 100es de millions de soutien au secteur ont principalement abondé les caisses des grands théâtres privés et Grands cabarets parisiens, qui dès avant le 15 décembre ne se joignent plus à la mobilisation du secteur et attendent sans doute que cela se passe, quand le secteur public lui, fleuron de l’exception culturelle française est menacé.

Ce qui se joue actuellement, c’est l’avenir de la création et sa diversité, les milliers d’emplois d’artistes et de techniciens qui y sont liés, notre statut de salarié et tous les droits qui y sont liés.

C’est pourquoi le SNLA-FO appellent les artistes à poursuivre et à amplifier les occupations de tous les théâtres, grands théâtres privés compris et lieux de spectacle en France, jusqu’à satisfaction de nos revendications.

Le bureau national, le 31 mars 2021, minuit.

 

1 « Forme d’expédition particulièrement solennelle de certains actes du Saint-Siège qui sont de nature diverse (par exemple bulle excommuniant Luther (Decet romanum pontificem, 3 janv. 1521) »            Encyclopædia Universalis

Adhérez au Syndicat National Libre des Artistes Force Ouvrière

https://snla-fo.fr/contact/

24.03.2021

Le Syndicat National Force Ouvrière de l’enseignement supérieur et de la recherche ainsi que la Fédération Nationale Force Ouvrière de l’enseignement et de la Culture  soutiennent et appellent à participer au rassemblement organisé par des collectifs d’étudiants jeudi 25 mars à Matignon pour

  • la réouverture immédiate et totale des universités
  • la défense des libertés académiques
  • le retrait de l’enquête Vidal sur l’ « islamo gauchisme »

Les étudiants en Art Dramatique qui occupent le Théâtre National de la Coline, que nous soutenons, ont décidé de se joindre et appellent à se joindre au rassemblement.

Le Syndicat National Libre des artistes Force Ouvrière appellent les artistes à participer à ce rassemblement, alors que nous nous battons depuis des mois pour la réouverture des théâtres et de tous les lieux de spectacle, la prorogation de l’année blanche pour tous, un seuil d’accès à 253h pour les primo entrants, pour la liberté de création et d’expression.

jeudi 25 mars à 12h à Matignon,

rdv angle Bd Raspail et de la rue du Bac, métro Sèvres Babylone ou rue du Bac

Nous appelons également les artistes et les collègues techniciens, à participer massivement aux manifestations et rassemblements qui sont organisés vendredi 26 mars. Comme lors des AG des théâtres occupés auxquels nous participons, nous réaffirmerons nos exigences :

La réouverture immédiate et totale des théâtres et de toutes les salles de spectacle, parce ce que c’est :

  • la pleine reprise des spectacles, en plein air et dans les salles
  • la pleine reprise du travail salarié des artistes et de leurs collègues techniciens
  • le réabonnement des caisses sociales dont celle de l’assurance chômage
  • forcer le gouvernement à mettre les moyens nécessaires à la reprise
  • le public, la création et la liberté retrouvés

et le renouvellement immédiat de l’année blanche pour tous sans exception, parce ce que c’est :

  • nous permettre d’être indemnisés au delà du 31 août prochain alors que la plupart d’entre nous n’aurons pas nos heures
  • juste réparation alors que le gouvernement est entièrement responsable de la situation sanitaire pas la suppressions des milliers d’hôpitaux qui font défaut

et l’abaissement à 253h sur les 27 derniers mois pour les primo entrants du seuil d’accès aux annexes 8 & 10, parce ce que c’est :

  • permettre aux jeunes d’entrer dans le métier bénéficiant des mêmes Droits sociaux que les collègues déjà en activité
  • pérenniser le système d’assurance chômage avec l’arrivée des nouvelles générations

un recrutement massif des jeunes dans toutes les institutions théâtrales et chorégraphiques, parce que c’est :

  • offrir à la jeune génération un avenir et un emploi auquel elle a droit
  • garantir une pérennité de la création artistique et son renouvellement
  • pérenniser le statut de salarié des artistes en France et tous les droits attachés

à Paris, nous manifesterons du ministère de la Culture au ministère du travail,

RDV 13h Place du Palais royal

Adhérez au Syndicat National Libre des Artistes Force Ouvrière.

14.03.2021

Le SNLA-FO appelle à l’extension des occupations des théâtres et salles de spectacle et propose l’organisation d’une manifestation le 22 Mars à Matignon et aux Préfectures à l’occasion du CNPS pour

  • la réouverture immédiate de tous les théâtres et lieux de culture
  • le renouvellement de l’année blanche pour tous, sans exception, son élargissement aux travailleurs précaires et abaissement à 253h sur 27 mois du seuil d’accès pour les primo entrants ou salariés intermittents en rupture de droits ainsi que l’abandon de la réforme d’assurance chômage
  • un plan d’accompagnement des étudiant e.s en cours de formation et sortants d’études pour leur permettre d’accéder à l’emploi.

De plus en plus de théâtres et lieux de spectacle sont occupés. Nous y participons et appelons à l’extension des occupations.

Depuis des mois et des mois, comme en témoignent les différents communiqués de notre syndicat nous n’avons cessé de réclamer la réouverture de tous les lieux culturels.et la reconduction de l’année blanche pour tous sans exception, ainsi qu’un seuil à 253h pour les collègues primo-entrants.

Nous considérons depuis longtemps que les salles de spectacle, de cinéma, les musées ne sont pas des lieux de contamination. Aujourd’hui tout le monde ou presque a compris que les mesures “sanitaires”  du gouvernement sont des prétextes pour cacher la criminelle politique libérale de ce gouvernement et de ses prédécesseurs en matière de santé publique et sociale.

En 20 ans 103 000 lits d’hôpitaux ont été supprimés; en deux ans E. Macron et ses gouvernements ont supprimé 7500 lits. Sans parler du scandale des masques, des respirateurs en nombre notoirement insuffisant et du nombre de lits de réanimation en baisse. Que fait le gouvernement depuis mars 2020 ? Il continue à supprimer des lits et des emplois dans les hôpitaux; et on voudrait nous faire croire que ce gouvernement agit pour notre santé ?

Depuis un an les théâtres, les cinémas et les Musées sont fermés et chaque jour qui passe augmente encore plus l’encombrement des programmations pour les saisons à venir.

Les compagnies indépendantes de théâtre, de danse, de cirque, de musique non seulement agonisent mais sont condamnées prochainement à une rivalité indigne !

Voilà pourquoi le SNLA FO ne cesse de marteler qu’il faut rouvrir tous les lieux culturels au plus vite et sans condition et proroger pour tous l’année blanche !

A ceux qui osent dire, ici et là, que la réouverture des salles de spectacle compromettrait la prolongation de l’année blanche, nous répondons : pour l’instant, nous n’avons ni l’un ni l’autre. Et est-ce dire qu’il faudrait attendre du gouvernement de la compassion ? Le gouvernement renouvellerait l’année blanche, parce que nos salles resteraient fermées ? Foutaises.

L’actuelle année blanche, c’est par la mobilisation l’année dernière que nous l’avons arrachée.
De nombreuses occupations aujourd’hui exigent l’un et l’autre, ils ont raison.

De très nombreux collègues lors de la cérémonie des Césars ont exigé l’un et l’autre, ils ont raison.

Les équipes qui constituent le  collectif du Millavois, lequel revendique lui aussi la réouverture immédiate de tous les lieux de culture et la prorogation de l’année blanche pour tous, appellent « les artistes, les technicien.es, le personnel des structures culturelles, le public, les citoyen.es à ouvrir les portes de nos maison communes le samedi 20 mars 2021 dès 15h00, pour affirmer que la culture est un bien commun au même titre que la santé, l’éducation, l’énergie…Ils appellent  « les élu.es républicain.es du peuple à passer des paroles, aux actes ! En ouvrant l’ensemble de leurs lieux culturels. » Ils ont raison.

Sur proposition de la responsable de la fédération FO des spectacles, et grâce à la mobilisation de la profession, aura lieu le 22 mars un CNPS (conseil national des professions du spectacle) qui réunit organisations d’employeurs , de salariés du spectacle et l’ Etat) avec comme seul point à l’ordre du jour :

La réouverture ! Nous exigerons que soit ajouté le renouvellement de l’année blanche.

Jeudi dernier Jean Castex, 1’er ministre a reçu toutes les fédérations et a opposé une fin de non recevoir à notre demande de réouverture et à celle de l’année blanche.

Il est donc indispensable de faire entendre plus fortement encore nos revendications et notre colère.

Voilà pourquoi le SNLA FO s’adresse à tous les syndicats d’artistes, à tous les collègues qui occupent des lieux et se battent pour la réouverture et la reconduction de l’année blanche pour discuter de la perspective d’appeler à une manifestation le 22 mars à Matignon et aux Préfectures à l’occasion du CNPS.

Voilà pourquoi le SNLA FO appelle les artistes qui le 22 mars seront en tournage, en enregistrement, en captation à faire grève et à participer aux manifestations que nous proposons. 

Le Conseil national, le 14 mars 2021.

09.03.2021

Ce que tous les artistes et les collègues techniciens veulent c’est la réouverture de tous les théâtres et lieux de spectacle,

et la prorogation de l’année blanche pour tous sans exception,

Maintenant !

Ces dernières semaines, la mobilisation des artistes et des techniciens du spectacle s’est amplifiée, mue par la revendication de réouverture des salles et la prorogation de l’année blanche pour tous. Les 23 et 30 janvier, plusieurs équipes en France ont rouvert leur théâtre, à Avignon, Laval, Millau, Montauban, Rennes…A Saint Gaudens pas deux fois dont le 6 mars dernier, des artistes et techniciens ont, avec la population, manifesté pour la réouverture. A nouveau le 4 mars, des manifestations dans toute la France ont rassemblé des milliers de professionnels du spectacle. Des collègues occupent le théâtre de l’Odéon. Le 6 mars, plus de 800 collègues travaillant dans le cinéma dont de nombreux collègues « têtes d’affiche » se sont adressées au Président de la République pour exiger la réouverture des salles.

Mais le gouvernement continue de souffler le chaud et le froid. La ministre de la culture annonce que des Festivals pourront se tenir, mais sous certaines conditions. Déjà, quelques uns ont du à nouveau annuler leur prochaine édition. Nous sommes mi-mars et aucune garantie n’est donnée aux centaines de compagnies, et milliers d’artistes qui doivent se produire en Avignon cet été et dans d’autres Festivals. On entend même parler de « pass COVID ». Est-ce à dire que seuls les spectateurs vaccinés pourraient un jour retourner au théâtre, au cinéma, s’ils rouvraient ? Comment accepter que le gouvernement envisage de continuer durablement de restreindre l’accès aux œuvres pour des millions de spectateurs ? Comment accepter qu’ils fassent porter sur la population la responsabilité de sa propre politique, de fermeture de milliers de lits d’hôpitaux, d’hôpitaux entiers comme Bichat (75) et Beaujon (92). Comment accepter qu’il décrète en lieu et place des médecins, dont la liberté de prescription est un fondement de leur exercice ?

De plus en plus de voix s’élèvent pour dire que nous subissons un acharnement, dans le but de faire disparaître la libre création, les centaines de Compagnies, les milliers de professionnels qui la portent. Est-ce étonnant de la part d’un gouvernement qui depuis des mois enferme une population entière, interdit les manifestations et entrave les réunions, prétend ficher selon les options philosophiques, religieuses, syndicales ?

Que la visite de la ministre de la culture à l’Odéon samedi 6 mars a t’elle donnée : rien !

Aux collègues, elle n’a rien annoncé, sinon que le gouvernement « travaillait ». A quoi ? A nous donner les moyens de vivre, ou à nous faire disparaître ? La veille, André Gauron, Conseiller d’État, chargé de mission par le gouvernement sur l’avenir de notre indemnisation chômage se veut rassurant et déclare aux représentants syndicaux « ne rien exclure, y compris la prolongation pour tous de l’année blanche ». Le lendemain, Mme Bachelot ne dit rien. C’est pourquoi, il apparaît de plus en plus clairement que seule la profession pourra par elle-même sauver la création, ses emplois et ses droits : en organisant elle-même la réouverture. C’est le sens de l’appel de nos collègues de Millau à faire du 20 mars prochain une journée de réouverture pour la survie de la création et la prorogation de l’”année blanche”. Ils ont raison ! Le SNLA-FO soutient et soutiendra toute initiative qui ira dans le sens de

– la réouverture immédiate des théâtres et de toutes les salles de spectacle
– la prorogation d’au moins un an de l’année blanche pour tous sans exception
– l’abrogation de l’Etat d’urgence et de la loi de « sécurité globale »

Le 9 mars 2021.

19.02.2021

ASSEZ du TELE-TRAVAIL et de l’’ETAT d’URGENCE
REOUVERTURE de TOUS les LITS d’HOPITAUX FERMES

REOUVERTURE des THÉÂTRES et de toutes les SALLES

Les études scientifiques des plus grands épidémiologistes se multiplient dans le monde, qui contredisent les édits du prétendument conseil scientifique français, dont le Président de la République reconnaît lui-même qu’il est « politique ». Une étude épidémiologique de l’Université de Stanford1 (USA) atteste que le confinement ne protège pas la population, mais favorise au contraire les contaminations intrafamiliales. Mais le gouvernement français maintient le confinement 12h durant de toute la population, indéfiniment.

Une étude épidémiologique allemande2 atteste que les salles de spectacle et les Musées sont les espaces les
plus surs. Mais le gouvernement français les maintient fermés, indéfiniment.

NON à la MAIN MISE de l’ETAT sur le SPECTACLE et le CINEMA en FRANCE

Sous pression d’une population qui n’en peut plus de cette vie de chien, des professionnels qui jusqu’aux plus illustres exigent la réouverture des salles, le gouvernement souffle le chaud et le froid. Tantôt, on nous annonce une possible réouverture des salles le 15 décembre, puis non. Tantôt la réouverture graduée des Musées est envisagée, puis non. La ministre de la culture nous fait maintenant la grâce de consentir aux Festivals d’état, pardon d’été, « mais ils ne ressembleront pas aux grands rassemblements populaires et festifs de ces dernières années. »3. Ah oui, des fois que le peuple veuille se détendre, voire faire la fête ! le gouvernement et ses commis préfèrent manifestement les festivités, versus péché originel et missel. Mais depuis quand en France, l’Etat décide t’il de ce qui doit être ou n’être pas en matière d’Art et de liberté d’expression ? Du jamais vu depuis 80 ans ! Syndicat National Libre, Force Ouvrière, des artistes, nous ne l’acceptons pas. Nous ne sommes pas les seuls. Nous saluons toutes les équipes qui malgré le bruit des bottes ont rouvert ces dernières semaines fut-ce quelques heures pour continuer à rencontrer la population, pour partager littérature, poésie, musique.

Nous saluons les directeurs des théâtres publics qui se battent eux aussi pour la réouverture. Nous saluons le
collectif pour la réouverture qui vient de se constituer, à Millau.

Nous agissons avec tous ceux qui sont sincèrement préoccupés de l’avenir de la création, des emplois, de la
liberté.

PROLONGATION d’un AN du FONDS de SOUTIEN aux artistes AUTEURS
PROROGATION d’un AN de l’ “ANNEE BLANCHE” pour TOUS, sans exception

Pendant qu’il continue de fermer des lits, des hôpitaux entiers comme ceux de Bichat et de Beaujon, le gouvernement prétexte du COVID pour réorganiser le secteur de la création et tente de faire, enfin, disparaître les 150 000 artistes auteurs et 110 000 salariés intermittents. Pour preuve la prolongation d’un mois seulement du fonds de soutien aux artistes auteurs. Et depuis le 1er février, que se passe t’il pour eux ? Les files alimentaires aussi ? De même, le gouvernement se refuse à ce jour d’annoncer la prorogation d’un an de l’année blanche pour tous. Répondant aux demandes de certains dirigeants syndicaux, le gouvernement annonce au contraire une suite de réunions, sous les ors éclairés de Conseillers d’Etat. Opportunément, l’ASSEDIC évalue au même moment à 35 000 le nombre de salariés intermittents qui ne le seraient plus le 1er septembre 2021. Sans doute 30 000 seront des artistes, un pro sur deux. Pour notre part, nous continuerons à nous battre, dans l’unité la plus large, pour la prorogation de l’année blanche d’au moins un an, pour tous sans exception.

LE SEUL MOYEN de GARANTIR la LIBERTÉ de CRÉATION et notre STATUT de SALARIÉ :
La RÉOUVERTURE IMMÉDIATE des THÉÂTRES et de toutes les salles de SPECTACLE !

Notre statut de salarié nous permet de bénéficier des conventions collectives, des minima conventionnels, de toute la protection sociale, garantie par la solidarité interprofessionnelle et adaptée à notre précarité (intermittence) grâce à des décennies de lutte. Nous ne nous joignons pas aux incantations au gouvernement pour qu’il garantisse nos Congés Spectacle, notre formation professionnelle, notre médecine du travail, au moment où il annonce la poursuite de la réforme des retraites par point. Y a t’il d’autres moyens de garantir tous nos droits sociaux que de reprendre le travail, pleinement, immédiatement, avec et pour le public ?

le bureau national, 19 février 2021.

(1) https://www.sciencesetavenir.fr/sante/interview-le-chercheur-john-ioannidis-defend-son-etude-sur-leconfinement_151510
https://www.lesechos.fr/idees-debats/sciences-prospective/letude-qui-met-en-cause-lefficacite-des-confinements-
1285796
(2) https://www.sortiraparis.com/actualites/coronavirus/articles/244019-covid-les-musees-theatres-et-operas-sont-les-lieuxles-plus-surs-selon-une-etude
(3) Selon le journal Ouest France du 18 février 2021

01.02.2021

Nous voulons tous vivre, libres !

Le gouvernement ne peut pas réprimer les artistes, les professionnels du spectacle, les spectateurs
Les théâtres et toutes les salles de spectacle doivent rouvrir, immédiatement !

Ce samedi 30 janvier 2021, le gouvernement français a envoyé la police aux portes de théâtres en Avignon pour empêcher l’accueil de spectateurs venus écouter littérature, poésie, musique, venus rencontrer les équipes de ces théâtres. Ces équipes avaient décidé d’ouvrir leur théâtre pour marquer leur attachement à la liberté, la liberté d’expression, de création, à se rencontrer. Pour exprimer aussi leur refus de mourir lentement, dans le silence, comme nous y condamne l’interdiction des représentations depuis bientôt un an, hormis quelques semaines cet été.

L’étude menée en novembre à Barcelone a établi qu’aucun des spectateurs présents n’avait été contaminé ; le Conseil d’Etat a reconnu en décembre qu’aucune contamination n’avait été constatée dans les salles de spectacle ; la ministre de la culture elle-même a reconnu en janvier dernier devant la commission des Affaires Culturelles que « le gouvernement avait été assez sûr que les salles étaient sûres », et pourtant l’interdiction d’ouverture demeure, indéfiniment, au prétexte du COVID. La dangerosité des nouveaux variants au COVID19 n’est pas plus recevable qu’elle ne l’était à l’égard du covid précédent. Aujourd’hui comme hier, les salles sont fermées. Dans le même temps, les masques FFP2 ne sont toujours pas mis à disposition, pas plus que ne l’ont été les masques chirurgicaux ; les moyens publics de soins de la population continuent d’être démantelés. Des hôpitaux entiers devraient fermer, comme prochainement les hôpitaux Bichat et Beaujon. 400 lits, 1 000 postes de médecins et personnels soignants en moins. Face à l’épidémie qui se poursuit, y a t’il d’autres solutions que de protéger la population et de la soigner, avec tous les moyens nécessaires ?

Au lieu de cela, le gouvernement coule l’économie productive du pays, enferme la population, réprime. Ce qu’il s’est passé en Avignon ce samedi est un fait sans précédent. Quand dans l’histoire y a t’il eu en France envoi d’agents de police contre des artistes, des techniciens et ouvriers du spectacle, contre la population voulant se rencontrer, se divertir, penser, rêver ? Nous nous adressons au gouvernement et au Président de la République : cela ne peut pas se reproduire. Certes la loi vous permet d’agir envers ceux qui ne la respecteraient pas. Mais il y a une loi que nul ne peut brimer, c’est la loi humaine, celle de vivre, libre.

Ces interdictions qui se prolongent menacent près de 500 000 travailleurs des Arts, près d’un million d’emplois induits. Elles menacent des centaines de théâtres, de compagnies indépendantes, la production cinématographique française. Dans les semaines à venir les équipes qui veulent rouvrir continueront leur combat, comme à Avignon, Laval, Le Mans, Lyon, Millau, Paris, Perpignan, Rennes… Nous les saluons. Ces interdictions menacent 500 000 travailleurs des Arts et parmi eux 110 000 salariés intermittents. Pour la plupart d’entre nous, nous n’aurons pas pu travailler 507h d’ici au 31 août 2021. Lors d’une récente réunion avec les conseillères sociale et du spectacle vivant de la ministre de la culture, notre représentant a exprimé l’exigence de toute la profession : la prorogation de l’ « année blanche ». Aux demandes d’étude, de chiffrages etc…invoquées par le ministère de la culture, notre représentant, sans soutien des autres représentants syndicaux présents, a opposé une demande simple : que tous ceux qui ne seraient pas renouvelés selon les règles communes des annexes 8 & 10, le soient au titre d’une prorogation d’un an de l’ « année blanche ».

Nous saluons toutes les équipes, signataires d’adresses, de pétitions, comme “#On ouvre”, “Ami.es entends-tu”, “Théâtres ouverts” qui s’organisent pour rouvrir leur théâtre, pour des spectacles en scène, vivants. Le gouvernement doit se rendre à la raison, permettre cette réouverture dans les meilleures conditions sanitaires nécessaires. La population n’en peut plus d’être enfermée chaque soir 12h durant. Elle n’en peut plus de ne plus pouvoir aller au Théâtre, au concert, au cinéma, dans les Musées, au café, au restaurant, se rencontrer. La jeunesses, elle non plus n’en peut plus d’être enfermée. Avec leurs enseignants en grève le 26 janvier, ils ont manifesté pour « la réouverture immédiate des universités » en clamant : « présentiel, c’est essentiel ».

Nous voulons tous vivre, libres :
– réouverture immédiate et totale des théâtres, de toutes les salles de spectacle, des cinémas
et des Musées
– mis à disposition par l’Etat aux équipes et aux spectateurs des masques FFP2
– compensation intégrale des pertes de salaires et d’exploitation
– compensation intégrale des pertes de cotisations qui menacent nos caisses sociales
– prorogation pour tous de l’année blanche, jusqu’au 31 aout 2022, accès à 253h aux annexes
8 & 10 pour les collègues « primo entrants »

Le Conseil national, le 1er février 2021

09.01.2021

De déclaration en déclaration, le gouvernement s’acharne contre les artistes, les techniciens, tous les travailleurs dédiés à la création, à l’expression, comme il s’acharne sur les libertés démocratiques, et les acquis sociaux. Les faits sont là, indiscutables : aucun cas de contamination au COVID 19 du public n’a été relevé dans les théâtres, salles de cinéma, centres d’Art, musées. Et pourtant, les interdictions sont prolongées, indéfiniment. Rappelons-le, il y a moins de lits d’hospitalisation, moins de lits d’urgence et de réanimation aujourd’hui qu’au printemps. Le COVID 19 est un prétexte pour restructurer nos secteurs, comme il l’est pour restructurer l’ensemble de l’économie au profit des grands groupes, pour licencier en masse, en finir avec le service public.

Les répétitions sans fin ne peuvent pas remplacer le travail de réalisation d’une œuvre, qui s’accomplit avec le public. Prétendre sauvegarder nos emplois en nous « permettant » de répéter fut-ce avec les moyens financiers afférents relève d’une stratégie palliative avant le coup de grâce. Car l’œuvre qui ne se partage pas avec le public n’existe pas ; l’artiste, le technicien qui ne partage pas son travail dépérit, son outil s’amenuise. A supposer qu’un jour les théâtres, les cinémas rouvrent, nombreux sont ceux qui auront disparus, leurs salariés avec. C’est ce que le gouvernement organise.

Nous ne subornons pas la vaccination de la population à la reprise des spectacles, contrairement à la campagne engagée par l’homme d’affaires Dumontet, qui accueillit des meetings de campagne du candidat Macron. Le faire, c’est rendre la population responsable, alors que la fermeture des moyens publics de soins se poursuit, que l’absence totale de masques et de tests pendant des mois, c’est le gouvernement qui en est seul responsable. La vaccination, comme tout acte médical relève de la liberté de prescription des médecins et du choix de chaque citoyen.

Une étude vient de se mener à Barcelone, organisée par le Festival Primavera Sound, l’hôpital universitaire allemand Trias i Pujol de Badalone et la fondation de lutte contre le sida et les maladies infectieuses. 1047 personnes se sont prêtées à cette étude. Toutes furent testées au COVID. Seules les testées négatif poursuivirent l’étude. 463 d’entre elles se sont rendus au concert organisé à l’Apolo, salle d’une capacité de 900 places. 496 n’y ont pas assisté. Des masques FFP2 étaient à la disposition de tous les spectateurs. La salle était ventilée, la température surveillée. Une semaine plus tard, nouveau test. Aucun des spectateurs n’était positif, quand 2 l’étaient parmi les personnes qui n’avaient pas assisté au concert, contaminées en d’autres circonstances.  Cette étude confirme qu’avec les moyens nécessaires, ventilation et masques FFP2, que nous réclamons depuis février, le risque de contamination est nul.

Le protocole et les résultats de cette étude sont disponibles. Le gouvernement français n’en tient pas compte.

Parce que la création est menacée, parce que les professionnels sont en train de disparaître, 90 000 travailleurs du spectacle, 150 000 artistes plasticiens n’ont rien pour vivre depuis bientôt un an, le SNLA-FO est résolument pour l’ouverture immédiate et totale des théâtres et de tous les lieux de spectacle, des galeries d’Art et des Musées.

Nous soutenons l’initiative des collègues interprètes, metteurs en scène, chorégraphes, des directeurs signataires des pétitions « pour la réouverture immédiate, totale et définitive de tous les lieux de culture » et « #On ouvre », nous appelons les artistes à les signer. Le SNLA-FO soutiendra toute réouverture, comme l’ont fait les libraires aidés de leur association, lesquels ont fait reculer le gouvernement. Celui-ci décrétait que la littérature, la poésie, la philosophie, les sciences humaines… n’étaient pas « essentielles ». Il a du admettre qu’elles l’étaient et de le décréter. Ces derniers mois la population a accru de 30% ses lectures.

La population, la jeunesse n’en peut plus de toutes ces restrictions, qui n’ont comme seul objectif que de terroriser la population. Elle n’en peut plus d’être enfermée chez elle tous les soirs à 20h, voire dès 18h dans de plus en plus de départements. Elle exige de pouvoir vivre, libre. Les artistes et tous les travailleurs du spectacle refusent d’être sacrifiés. Le SNLA-FO appelle tous les professionnels à amplifier leur mobilisation.
Il soutiendra les collègues qui organiseront eux-mêmes la réouverture de leur outil de travail et de partage avec le public.

Samedi 16 janvier 2021, le collectif StopLoiSécuritéGlobale appelle à de nouvelles manifestations, pour le retrait de cette loi liberticide. Le SNLA-FO appelle les artistes à y participer, ainsi que pour le retrait de l’Etat d’urgence.

Rejoignez le Syndicat National Libre des Artistes Force Ouvrière

Actualité…

Réouverture immédiate et totale des théâtres et de tous les lieux de spectacles, des centres d’Art et des Musées

Nous voulons travailler, nous saluons les directeurs qui réouvrent leur théâtre

Quelle différence entre les m3 de la foi, et les m3 de la pensée ?

Retrait de l’Etat d’urgence et de la loi de « sécurité globale »

Les artistes et la création survivront, quoi qu’il en coûte Non au Couvre-Feu... !

Des « États généraux des festivals » ? Pourquoi faire ?

Nous voulons reprendre le travail maintenant, sans restrictions